L’enfant : la sagesse du professeur
Il est des professeurs, dans une vie, qui vous marquent. Ils vous marquent par leur savoir, par leur passion de la transmission, par leur impéritie également, par leur charisme, par leur apathie, etc… la liste pourrait être très longue. Mais ce que j’observe depuis 4 mois maintenant, et pour être encore plus précis, depuis le 25 août 2025, c’est qu’aucun professeur de la sorte ne s’était retrouvé sur mon chemin. Et ce professeur est mon enfant, mon petit bébé encore à cet âge-là. Sa justesse, sa transmission d’informations, sa communication, ses ressentis, sa posture, ses agissements et ses pleurs sont de véritables instructions subtiles mais ô combien précises.
Lors des séances d’accompagnement que je propose dans mon activité, je suis amené à accompagner des familles avec des enfants de tout âge. Certains parents sont venus comprendre l’origine des symptômes de leur tout-petit dès les premiers jours de vie et jusqu’à l’adolescence, avec des troubles aussi divers que variés (torticolis congénital, apnée du sommeil, troubles de l’attention, colère, troubles du sommeil, problématique à la rate, hyperactivité, dyslexie, etc…). Une chose est sûre et certaine, dans ce que j’énonce aux consultants, c’est que leur enfant leur transmet subtilement une information. La problématique est que personne ne nous a appris à utiliser le décodeur de nos progénitures. Et il peut être compliqué de pouvoir mettre l’action la plus juste en oeuvre car nous ne savons pas dans quel sens il faut rectifier l’avancée sur ce chemin qu’est la Vie.
Cet article va vous proposer, par sa vision, d’investiguer l’origine du sur-stress post-traumatique des pathologies, des maladies et des troubles du comportement que vont manifester les enfants, et ce, dans l’unique but de souhaiter leur amener la guérison.
Dans notre vision allopathique de la maladie, il est monnaie courante et il est coutume de leur donner la pilule miracle qui les aiderait, ou d’user et utiliser sans conscience des actes médicaux et chirurgicaux invasifs alors que d’autres solutions existeraient en amont. Ou alors, vous faites partie de ceux qui estiment que nos pathologies ont une origine, et que ces pathologies viennent nous enseigner une sagesse qui nous fait oeuvrer au repositionnement et à la rectification de l’orientation et du sens de notre vie pour continuer à oeuvrer sur cette planète.
Sachez que les enfants sont le reflet de la vie des parents, de leur ressenti, de leur vécu, de leur crainte lors de la grossesse, des évènements psycho-traumatiques ou physiques vécus par les 2 parents (et non uniquement la mère) durant la méta maternité ainsi que dans la vie de tous les jours. Et cela se vérifie toujours.
Avant de vous proposer 3 exemples de compréhension et de rectification parentale, deux en ce qui nous concerne, ma compagne et moi-même et un issu du récit proposé lors de l’interview de mon ami Guillaume Buquet (interview effectuée pour nourrir le documentaire en cours de montage que je réalise avec mon ami Jérôme Marchand), je souhaitais évoquer quelques cas précis.
Même si cela peut paraître difficile, pénible, désagréable, ce que je vais dire n’amène aucune stigmatisation, au contraire, cela nous invite à sortir de la fatalité.
Aucune culpabilité, que de la responsabilité. Nous avons le pouvoir d’agir alors agissons.
Aucun jugement de ma part, que de la bienveillance et de l’empathie pour amener mon prochain à son équilibre en santé.
J’en entends m’énoncer que je ne connais pas la difficulté et la fragilité des pathologies infantiles d’origine génétique ou la perte tragique d’un enfant en bas âge car je ne l’ai pas vécue. Cela est vrai, mais je suis en empathie avec ces personnes qui vivent ce genre de difficultés et/ou de drame. Je reste un humain empathique dont la seule vocation, si les personnes le désirent, est de les accompagner à comprendre quel est l’enseignement de ce qui est vécu (et ce même lorsque nous sommes en difficulté avec des adultes qui pourraient être nos parents, nos frères et soeurs, des amis, etc…)
Quand on connaît l’intelligence du vivant, ce qui arrive est source d’enseignement pour l’évolution. Que viendraient nous dire une pathologie, une malformation congénitale, lorsque deux arbres, deux histoires familiales se réunissent pour ne faire plus qu’un, correspondant à notre enfant? Que viendrait nous raconter, nous monstrer (car le « monstre » vient montrer où se situe la fragilité des clans, les secrets et les malédictions) la pathologie ou la maladie d’un enfant. C’est une piste de réflexion qui doit se faire en dehors de tout emballement émotionnel qui rendrait la réflexion, le dialogue et l’enquête impossible.
Ces enfants sont des anges, des êtres de lumière qui sont venus nous montrer une voie, une réalité, la vulnérabilité de l’être humain quand il n’est plus en conscience et qui sont dixit plusieurs personnes que j’ai accompagnées, des phares et des exemples de résilience qui forcent le respect, le courage et l’humilité. L’enfant fait grandir l’adulte.
J’ai donné comme exemple, lors des Rencontres autour de la santé sur la Maladie d’Alzheimer, les résultats d’expériences, effectués sous le régime du dictateur roumain Ceausescu. Ces études ont été effectuées sur des nourrissons, séparés de leur mère. Ces nourrissons ont été nourris pour certains sans contact et sans amour, et d’autres ont été sevrés, peu nourris mais ont eu un contact et ont reçu de l’amour. Les enfants nourris sans amour se laissaient mourrir. Les autres survivaient.
Ce que nous pouvons conclure est que la première des nourritures est l’amour pour nourrir le coeur de chacun. Ces enfants, qui ont été sacrifiés sur l’autel d’expériences éthiquement amorales doivent être honorés et glorifiés dans nos actes quotidiens, que ce soit envers nos enfants, nos collatéraux et nos aînés. Sinon, le sacrifice de ces enfants aura été vain si nous n’oeuvrons pas dans le sens des conclusions de ces expériences.
Soyons en amour avec nos tout-petits. Peut-être est-ce dans l’orientation de la guérison de la faille, de la fragilité de nos difficultés dans cette harmonie, cette unité et cet amour inconditionnel de notre expérience terrestre que vient le message de la maladie de nos enfants.
Évolution numéro un : Les reflux du nourrisson
Le RGO (Reflux Gastro Oesophagien) est une perturbation de la digestion qui se traduit par une remontée du contenu de l’estomac dans l’oesophage, occasionnant plus ou moins de troubles.
C’est une pathologie dont beaucoup parlent (lorsque nous avons des bébés) et dont certains craignent son apparition. Avec Marie, nous avons eu le droit aux reflux de notre petite Andréa. Nous avions été voir par deux fois une spécialiste (Isabelle Stelandre qui a par ailleurs écrit un ouvrage : Thérapie manuelle du reflux, plaidoyer pour le bien-être des bébés) afin qu’elle puisse oeuvrer manuellement sur les reflux que pouvaient présenter Andréa. Il y a eu une nette amélioration. Mais une réapparition, qui est montée crescendo sur plusieurs jours, sans vraiment que nous nous alertions et sans grands pleurs ni manifestation physique majeure de notre bébé, est venue nous challenger.
Cela s’est produit un mercredi midi, je venais de finir mes consultations matinales, et notre bébé était en train de pleurer en se tordant dans tous les sens. Je voyais Marie, ma compagne, dans un épuisement et elle ne trouvait plus de positions ou de techniques pour que notre bébé se sente mieux. J’ai donc décidé de la relayer, et bien mal m’en a pris, car c’est là que notre petite Andréa a amorcé notre évolution.
Dans les différents manuscrits, dictionnaires sur le sens des maladies, et même au cours de mes formations, il est rarement énoncé le reflux du nourrisson. Et il est vrai que je ne me suis jamais posé la question. Partant du principe que les enfants sont le reflet du vécu des parents, il faut donc investiguer chez nous. Le reflux, chez les adultes pourrait être décrypté de la sorte : situation indigeste, qui ne passe pas, dont le morceau est trop gros à avaler, ce que tu m’as fait ou dit, je ne peux l’avaler. Nous sommes sur le système digestif, dont le verbe premier est digérer. Si nous décomposons ce mot, nous avons di-gérer, gérer la dualité, moi avec les autres, les autres avec moi, papa-maman, l’intérieur et l’extérieur, bref, la dualité se traduit de beaucoup, beaucoup de manières. D’ailleurs, la dualité est indispensable pour évoluer. Si nous ne souhaitions être un et l’unité parfaite, nous ne serions pas sur cette planète, nous serions Dieu à la place de Dieu. C’est parce qu’il y a dualité que nous pouvons expérimenter l’unité sur la vie terrestre.
Sur l’instant, je suis en désalignement avec ces réflexions biologiques. Je suis moi-même l’acteur principal de ce que vit notre fille. Et à un moment, alors que Marie allait partir faire une course, elle sort tout, je la vois et l’entend, selon l’expression, cracher sa Valda, elle vomit le morceau qui ne passe pas, la situation indigeste et énonce ses ressentis qui me foudroient le coeur et mon âme. Il faut des années de thérapie, de développement personnel et d’aïkido pour ne pas surenchérir sur ce qu’elle m’énonce. Je me sens clairement visé, clairement mis en faute d’une situation qui ne passait pas. Sans rentrer dans les détails, elle avait souffert d’une situation précise et ne me l’avait jamais énoncé de la sorte. Elle m’avait demandé quelque chose de précis auquel je n’ai pas répondu activement car j’étais moi-même dans mes peurs. Inconsciemment, j’étais dans l’incapacité de répondre à sa demande car j’allais moi-même entrer dans mes fragilités. Donc j’ai agi comme je pouvais, mais Marie ne l’avait pas digéré. Et c’est en ce mercredi qu’elle me sort tout, elle me dit tout ce qu’elle a sur le coeur et je trouve cela dur à entendre et je ne réagis pas. Je rentre dans une inhibition de l’action, et je sais qu’il ne faut pas que je reste dans cette dynamique, car les maladies surviennent lorsque nous sommes dans une inaction face à une situation.
Marie part faire sa course et j’installe ma fille à plat ventre sur mon avant-bras et je la laisse régurgiter, sortir tout ce qu’elle peut. Ce ne sont pas des vomissements, mais du lait en partie digéré qui sort par quantités variables. Je la laisse faire, sur mon avant-bras, par terre, sur mes pieds et je la laisse pleurer. Ce que je fais de mon côté, c’est de trouver une solution à ce que je viens de vivre face à la libération de la parole de Marie. Alors je parle à Andréa, je la rassure, et je lui dis que maman avait besoin de sortir cela, elle attendait quelque chose de ma part qui n’est jamais venu et le fait que je ne réponde pas à sa demande ne passait pas, il fallait cracher le morceau et elle venait tout juste de le faire, des semaines de non-dits sortis en un court instant.
Donc place à l’action le plus rapidement possible pour le bien-être de notre fille : à son retour, nous discutons et nous énonçons chacun nos ressentis. Nous ne changerons pas le passé, mais nous pouvons changer notre perception de celui-ci pour un présent équilibré et un futur radieux. Alors, nous décidons de nous repositionner, de rectifier ce que nous avions vécu ces dernières semaines afin de nous libérer. Nous avons mis en place une stratégie de communication plus efficace que précédemment et une honnêteté a été installée dans nos échanges. Nous faisons en sorte de trouver un équilibre quotidien pour que nous ayons le moins de morceau possible qui ne passe pas.
Et le résultat me direz-vous ? A l’instant où nous nous sommes repositionnés, les reflux se sont interrompus, et Andréa a retrouvé son énergie et son joli sourire dans la soirée.
Nous étions début novembre et elle nous a fait grandir par l’intermédiaire de son malaise et elle continue de nous inviter à nous repositionner lorsqu’elle manifeste certains signes de reflux.
Évolution numéro deux : Les pleurs dans le Cosy
Andréa a déjà beaucoup vadrouillé en voiture et dans son cosy. En guise de voyage de noces pour notre mariage, nous nous sommes offerts 2 semaines en van, avec Andréa. Elle a été à ses 1 mois au Puy du Fou et elle a passé du temps dans son cosy pour nos différents moments sur la route. Elle ne s’est jamais plainte et avait plutôt tendance à être calme et dormir. Et d’un coup, début novembre, il est devenu impossible de la mettre dans son cosy sans hurlements, pleurs et plaintes. Dès l’installation dans la maison, c’était un grand stress pour elle, elle refusait d’être attachée, pleurait tout le trajet et ne se calmait pas.
C’est alors, qu’un soir lorsque nous allions chez mon frère pour qu’Andréa et son cousin Elliott se côtoient, et que nous, en temps qu’adulte, nous passions un bon moment, que j’ai réfléchi à trouver une solution car le trajet commençait à être long avec les pleurs continus de bébé. J’ai donc cherché, enquêté avec Marie ce qui avait bien pu se passer. Tout en conduisant, j’ai mené mon enquête et j’ai cherché des informations. Une vibration venait se manifester sur 5 mois de grossesse avec une problématique de ceinture.
Aujourd’hui, il n’est plus à prouver l’impact des stress et ressentis parentaux (il faut inclure autant le père que la mère) lors de la période périnatale. De nombreuses expériences montrent qu’un ressenti, un évènement, un sur-stress post-traumatique entraînant une fragilité chez les parents peut avoir une répercussion chez le bébé en devenir. Et il engramme cela dans sa formidable machine corporelle par l’intermédiaire des cellules et de l’épigénome.
Revenons à l’information que j’ai pu percevoir. Je questionne Marie et cela correspond à la période où elle a pris l’avion pour rendre visite à son frère au Canada. Elle m’explique que la ceinture de l’avion la dérangeait et l’inquiétait car elle se situait sur son ventre. Elle craignait, en cas de problème, que cela ne vienne blesser notre bébé. Abordant la difficulté avec la ceinture de l’avion et de la voiture, dès son retour, Marie s’est procuré un système pour dévier la partie ventrale de la ceinture pour que cela ne vienne pas appuyer sur son ventre. Pourquoi cette période-là et cette information ? Je n’en sais rien, c’est la magie de la biologie, des mémoires cellulaires et corporelles.
Marie s’est donc mise à côté d’Andréa et lui a expliqué son ressenti, ses craintes, ses peurs et ses doutes quant au fait de la blesser en cas de perturbations en plein vol. Elle lui précise que c’était lorsqu’elle était dans son ventre, et qu’aujourd’hui, il fallait qu’elle soit rassurée car elle n’était plus dans son ventre. Marie s’est également repositionnée, a laissé à l’Univers cette information qui l’avait chagriné et perturbé à l’époque. Elle remercie Andréa pour ce qu’elle lui a amené comme information, ce qu’elle lui a enseigné et qu’il ne fallait plus s’inquiéter du port de la ceinture, qu’au contraire, à ce jour elle était contente de lui mettre car cela la rassurait (et moi aussi), que la ceinture n’allait pas la blesser en cas de problème mais la protéger et éventuellement la sauver en fonction du malheur qui pourrait arriver. Avant d’arriver chez mon frère, elle s’était calmée, peut-être parce qu’une erreur dans le chemin a rallongé de quelques minutes notre trajet, ça seul Dieu le sait. Toujours est-il qu’à la fin de la soirée, lorsque nous avons mis Andréa dans son cosy, aucun pleur, aucun cri et aucun débattement ne sont venus agrémenter notre fin de soirée. Elle s’est posée dans son cosy et s’est endormie lors du trajet. Cela faisait plusieurs semaines que cela n’était pas arrivé.
Le changement de perception d’un évènement survenu lors de la périnatalité, la remise dans le contexte et le fait de préciser que ce contexte était différent (elle n’était plus dans le ventre de maman et ce ressenti était celui de maman), ont permis un réajustement et une rectification à tous les trois. Et depuis, les voyages et trajets sont apaisés (excepté lorsque c’est l’heure de manger, mais cela est pour la quasi totalité des bébés).
Évolution numéro 3 : La crise d’asthme libératrice
Lors de mes nombreuses formations, et lors de mes nombreuses volontés d’évoluer et d’amener aux personnes que j’accompagne, l’accompagnement qui me fait le plus sens et qui permettrait à chacun d’entrevoir la guérison, il est une histoire que nous avons évoquée avec mon binôme de formation, le thérapeute Guillaume Buquet qui exerce à Saint-Michel dans l’Aisne.
Nous rentrions d’une formation et il n’avait donc pas passé la journée avec ses enfants. Ils avaient passé la journée avec leur mère et leur famille près de Dinan, en Belgique au bord de la Lesse, une rivière qui traverse cette ville pour se déverser dans la Meuse.
Le soir, son benjamin, Baptiste (le baptisé) se met à hurler, à crier, donner des coups de pied dans le mur et en entrant dans la chambre, Guillaume voit son fils faire une très grosse crise d’asthme. La peur de son fils amène une pétrification, une inhibition de l’action chez son père, entrevoyant déjà le drame. Afin de sortir de cette inhibition, il faut agir efficacement. C’est alors qu’il envoie un message à notre formateur pour expliquer la situation et celui-ci l’invite à prendre les cartes du cerveau (établis par le Docteur Hamer d’après son expérience de terrain et ses nombreuses recherches) et de rechercher certaines informations. De cette recherche découle une information qui indique que la zone du cerveau en lien avec les alvéoles pulmonaires « clignote » ainsi que celle du cortex moteur. Une recherche plus détaillée d’une période de survenue d’un conflit biologique, d’un sur-stress post-traumatique, d’une situation vécue dans une inhibition de l’action donne comme information une situation qui remonte à un an. Là est le point d’orgue de l’enquête. Guillaume demande donc à son épouse ce qu’il s’est passé, à un plan d’eau, un contact avec de l’eau dans lequel Baptiste aurait pu sentir une mort, il s’est senti mourir et il a été complètement impuissant, il n’a rien su faire.
L’événement revient immédiatement à la mémoire de Mathilde, son épouse qui décrit parfaitement la scène de survenue de ce sur-stress. La scène se déroule au même endroit, au même lieu où la famille de Guillaume a passé la journée avant son retour. Un an auparavant, elle portait Baptiste contre elle en écharpe et elle se trouvait au bord de cette rivière. À un moment, elle a agi d’une extrême rapidité pour rattraper leur fille, plus âgée que Baptiste, car elle était en train de se noyer. Elle s’est donc penchée en urgence pour récupérer sa fille et Baptiste a très certainement bu la tasse à ce moment-là.
Dans l’après-midi de cette journée où il a fait sa crise d’asthme, Baptiste refusait d’aller se baigner dans cette rivière. Il a été contraint et forcé d’y aller car pour tous ceux qui l’entouraient, il faisait chaud et il fallait qu’il se rafraîchisse. S’il refuse, c’est qu’il y a une raison. Pour son cerveau inconscient, il y a une relecture d’une fragilité. La situation était différente mais le ressenti identique. En rentrant, il a dû se dire : tu as vu papa, je suis allé dans l’eau et je ne suis pas mort étouffé.. La crise d’asthme étant un conflit de réparation, qui survient en phase dite postconflictolytique, donc de réparation, le cerveau trouve une solution pour se libérer de la peur programmée qui a été engrammée lorsqu’il était en portage avec sa mère un an auparavant.
La phase magique dans tout cela, est qu’au moment de verbaliser à son fils tout cela, qu’il n’y a plus de danger, qu’il avait pu avoir peur de mourir lorsqu’il était en portage et que ce coup-ci il est allé à l’eau sans danger et qu’il n’a eu cette crainte et cette peur de mourir, Guillaume décrit un relâchement quasi instantané du spasme de tirage. Il y avait un fort tirage sternal et costal qui s’est interrompu immédiatement.
Et Guillaume conclut en précisant qu’auparavant, il n’avait jamais vu cela. Et c’est là, où nous pouvons nous rendre compte de plusieurs choses :
- La cohérence de lien que le cerveau peut faire suite à des relectures de sur-stress post-traumatiques. Le cerveau va entrer dans la maladie et la pathologie uniquement suite à la reconnaissance de quelque chose qu’il a déjà connu
- La rapidité de la cessation du mécanisme de survie qu’est la pathologie quand il y a une prise de conscience de l’origine de la problématique
- La puissance de l’outil biologique et de la précision des informations captées lorsque nous sommes en empathie avec la personne concernée et que nous sommes dans une juste volonté d’aider notre prochain.
- Tout est juste
Pourquoi cette situation nous enseigne quelque chose ? Baptiste n’avait pas envie d’aller se baigner alors qu’il faisait chaud. Il y avait une raison inconnue, inconsciente, mais tout lui indiquait de ne pas y aller. Pensant faire le bien en l’imposant d’aller dans l’eau alors qu’il rechignait à y aller, un mécanisme inconscient de survie suite à un sur-stress post-traumatique s’est mis en place, ce qui a amené cette phase de réparation qu’est la crise d’asthme. Il ne souhaitait pas aller à l’eau car son cerveau s’était mis en mode attention danger si je vais à l’eau, car il avait déjà vécu une situation dans laquelle il avait été impuissant et où la peur de mourir s’était présentée à cet endroit-là. Il a tout de même été à l’eau, et son cerveau a mis en place un mécanisme de survie en fonction de son premier ressenti et comme il ne s’est pas produit cette sensation de mourir qui était sa grande peur inconsciente, il a libéré son émotion et son sur-stress par une résolution de conflit, qu’a été la crise d’asthme qui correspondait à son ressenti précis du premier sur-stress.
Oeuvrons en harmonie et en conscience pour un monde bon joyeux et prospère
Ce que j’observe de manière empirique au sein de mon cabinet (et ce en tant que kinésithérapeute à l’époque et en tant qu’accompagnant en santé à ce jour), c’est que l’enfant amène les parents à comprendre ce qu’ils vivent et à se repositionner en permanence. Lorsqu’un nourrisson est malade, il invite les parents, en fonction de la maladie déclarée, à rectifier leur chemin de vie. La maladie va orienter le clan à accueillir ses ressentis et à rectifier.
Ecouter, Observer, Comprendre, Agir, Guérir : tel est le programme que je vous propose.
Cela ne veut pas dire que c’est bien ou mal, que ce soit positif ou négatif, que ce soit bon ou mauvais, car pour chaque individu, sur une même situation, il y aura autant de ressentis qu’il y a d’individus. Il s’en va aux géniteurs et au clan épigénétique de comprendre pour corriger pour que chacun vive en harmonie, en unité, dans l’amour et la bienveillance. Oeuvrer à ses peurs permet de libérer le clan des fragilités vécues, périnatales et transgénérationnelles.
À nous de prendre notre part de responsabilité sans culpabiliser. Une de mes formatrices (Josie Kromer) disait : la culpabilité, ça commence par une histoire de cul, il faut s’asseoir dessus. Et il est vrai que nous faisons ce que nous pouvons, mais nous pouvons aussi, en oeuvrant sur nos fragilités et difficultés, aider les êtres que nous avons amenés (bien que leur âme l’ait décidé) au sein de ce monde.
J’invite et je propose sans imposition à ce que nous rectifions et pansions nos blessures, que nous oeuvrions sur nos peurs maladives, que nous entreprenions un changement de vision du vivant et de paradigme en santé, que nous mettions de l’énergie à équilibrer notre santé plutôt qu’à dépenser notre énergie à éradiquer une maladie (car celle-ci est riche d’enseignement et non de dramaturgie). Oeuvrons là où les générations précédentes n’ont pas réussi, œuvrons là où nous pouvons reprendre nos responsabilités sans culpabilité afin que nous et les générations suivantes puissent passer de la dépendance à l’autonomie.
Si vous souhaitez amener votre enfant en thérapie, n’est-ce pas parce que c’est vous qui, inconsciemment, souhaitez évoluer et guérir ?
Merci à Marie d’être la formidable mère que tu es et merci Andréa d’être le formidable professeur qui est venu nous enseigner et co-créer une page magnifique de nos vies depuis déjà 4 mois.
Article écrit par Sébastien Moret – Accompagnant en santé
Écrit réalisé sans IA